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 Les Chroniques de Julius

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Alex
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MessageSujet: Les Chroniques de Julius   Mer 16 Mai - 12:30

Ce nouveau sujet portera sur l'histoire de mon personnage Blood-Angel à venir. Le but c'est autant de se faire plaisir à écrire (même si ce n'est vraiment pas ma spécialité) que d'encourager les esprits à créer aussi.
Si on a de la matière pour la suite, on pourra se faire des batailles à thêmes qui déchirent! bounce

Je n'ai pas voulu faire un best seller. Je n'ai aucune ambition littéraire (c'est de la BD que je veux faire, moi! Mais plus tard... Sad ) Mon choix de sujet est du à deux volontés :
* Après la lecture de Deus Encarmine qui m'a fait de la peine, je me suis dit qu'il fallait que je tente quelque chose pour rattraper le coup sur les Blood-Angel qui, à mon avis, méritent mieux.
* C'est assez simple pour que je ne fasse pas trop d'erreur.

Le texte se complétera au fur et à mesure. N'hésitez-pas à y apporter vos remarques que je puisse progresser.

J'espère que ça vous plaira.

Bonne lecture pour les courageux! study
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Alex
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de Julius   Mer 16 Mai - 12:47

J'en ai encore fait une tartine affraid . Bon courage! Laughing

Pour parler de Julius avant la tragédie de Wallius II


Les réfugiés défilaient maintenant depuis une vingtaine d’heures devant la veille impassible de Julius et de ses frères écarlates.
*

Cent treize ans. C’était le temps que Julius avait passé au service de l’Empereur et de Sanguinius en tant que Blood-Angel. Il n’avait participé de bout en bout, qu’une seule fois à une campagne militaire majeure. Tous ses autres faits d’armes avaient été ponctuels en tant qu’aide et réserve. Il était encore jeune pour un Astartes et il n’était plus scout que de depuis une soixantaine d’années. Même s’il avait déjà contemplé nombre d’évènements traumatisants, Julius n’était pas aussi aguerri qu’il l’aurait voulu.
Il faut néanmoins comprendre vraiment ce qui affectait le fils de l’Ange : Il avait affronté des xénos redoutables, des créatures du warp et même si ce ne fut pas sans peine, son conditionnement de marine lui avait permis de faire face dignement et efficacement. En fait, ce qui mettait Julius mal à l’aise c’était le spectacle affligeant d’une humanité brisée. Les réfugiés de la ruche Primus étaient sales, éreintés, certains étaient blessés et d’autres encore tombaient en route vers les camps de fortune que l’on avait érigés à la hâte. Plus que tout c’était leurs regards que Julius détestait. D’une certaine manière, cela lui rappelait ses origines. Il se souvenait des tribus d’où le chapitre recrutait ses membres. Des êtres rustres, sauvages, errant au milieu du désert radioactif de Baal. Le soleil de plomb, les conditions de vie extrêmes et une inculture totale contribuaient à transformer ce qui aurait pu être des hommes dignes en de pauvres monstres difformes et intellectuellement attardés.
Certains parmi les habitants de Baal avaient la rage et la volonté de changer leur condition et c’est ce que le sang du Primarque leur offrait.
Julius se souvint de la première fois où il fut enfermé dans son sarcophage d’or pour que la puissance lui soit transmise par le sang des héros. Il n’avait pas vraiment ressenti de peur lorsqu’il était conscient mais un sentiment tenace lui revenait de sa période de léthargie. Il se souvenait d’émotions extrêmes telles que la colère et la rage. Un sentiment de puissance infini et une liberté absolue. Il s’était senti sombrer et surtout il avait adoré cette sensation d’abandon. Sa volonté n’aurait pas du avoir raison de tant de violence et d’intensité mais il s’était soudain senti porté par une force qu’il n’aurait pu définir. Il avait eu la conviction d’avoir été touché par la grâce. Une douce chaleur l’enveloppait et lui insufflait une force morale sans limite. La reconnaissance qu’il avait éprouvé à ce moment envers le primarque, l’Empereur et toute la création l’avait transformé comme jamais il ne l’aurait cru possible. Les souffrances physiques de sa transformation, la discipline et le sacrifice de sa vie au service de l’humanité lui avaient semblé tellement naturels et évidents à donner par la suite…
*

Aujourd’hui cette plénitude lui échappait. Intellectuellement et spirituellement, l’enseignement tel que le préconisait Sanguinius lui offrait un soutien fort face aux injustices faites aux hommes. Néanmoins, lorsqu’il s’éloignait du souvenir de son illumination, Julius devenait sombre d’humeur.
Il méprisait ces êtres pathétiques qui défilaient sous son regard comme il méprisait la médiocrité de ce qu’il avait été. Mais était-ce bien lui ? Ce trouble n’était pas nouveau mais il prenait des proportions inquiétantes. Il ne culpabilisait pas en condamnant ceux qu’il avait juré protéger mais ses performances sur le terrain s’en ressentaient. C’était inacceptable. Il savait qu’il aurait du se confier à son prêtre de compagnie : L’apothicaire sanguinien Quintus. Néanmoins, son orgueil et sa vanité le retint. « Les forts doivent être forts seuls. » Se confier ou se lier offrirait un angle d’attaque à l’ennemi. Une faille à exploiter. Ainsi Julius se convint-il de ressasser plutôt que de partager son désarroi grandissant. Il s’isolait pour prier encore plus que les autres. Cela lui évitait d’avoir à côtoyer ses frères et de supporter une condescendance intolérable.
*

« C’est ainsi que Julius Dimitrius Prime, qui fut un de nos plus grands prêtres était à l’époque où commence cette chronique. Vous comprendrez ainsi plus facilement pourquoi dans sa sagesse, l’Ange nous dit que la paix n’est pas un but mais un chemin.
Je vois parmi vous des regards choqués. Croyez-moi, pour avoir été à votre place il y a des siècles, vos certitudes s’effondreront avant la fin de ce récit.
Pardonnez ma digression et revenons à la campagne des mondes de Dorian. »

De la croisade des mondes de Dorian.


Nous nous situons environ cent ans avant la tragique 13ème croisade noire du Fléau. Alors que les flottes ruches Béhémoth et Léviathan ont été contrées, d’autres offensives xénos ont lieu dans le segmentum Tempestus. Même s’ils avaient été repoussés, des poches de résistance tyranides perduraient parmi les territoires non encore « consommés » du segmentum Ultima.
Une croisade fut levée pour pouvoir récupérer et sauver les mondes qui pouvaient encore l’être. Une priorité haute fut donnée au système de Dorian au sud-est du domaine d’Ultramar. La 4ème compagnie des Blood-Angel fut dépêchée par le Seigneur commandeur Dante en signe de respect envers la demande du maître des Ultramarines, Marneus Augustus Calgar. Etant spécialiste de la lutte contre ces infâmes créatures, les fils de Guilliman furent envoyés en masse vers les flottes ruches actives. C’est pour cette raison que les Ultramarines avaient sollicité l’assistance de leurs frères d’autres chapitres pour la campagne de reconquête des mondes de Dorian. Le commandeur stellaire Gray menait la croisade au nom des hauts seigneurs de Terra. La mise en place de l’expédition avait pris à peu près deux ans et la campagne en avait pris trois lorsque les forces de notre glorieux Empereur arrivèrent sur Wallius II. La planète était le centre névralgique du système. Lors des assauts biologiques de la flotte ruche, le monde de Wallius avait tenu bon. La force du Béhémoth avait fait une percée vers Ultramar laissant les mondes en chemin à des essaims plus réduits. Leur rôle était sans doute plus de protéger l’arrière de la flotte que de véritablement envahir des mondes. Grâce à ses considérables ressources militaires, Wallius n’avait que très peu souffert du passage tyranide. Quelques poches xénos résistaient ici et là dans les profondeurs des mines de fer. Ce fut le dernier rapport fait au conseil de la croisade un an avant d’arriver en vue du monde sidérurgique.
Aussi la surprise fut-elle grande lorsque les communications se rompirent cinq mois plus tard. Les astropathes ne percevaient pas « l’ombre dans le warp » caractéristique aux flottes ruches. L’immatérium semblait étrangement calme. Ce ne fut que lors des dernières approches que l’on comprit que l’ennemi avait changé de visage. La flotte fut harcelée par des raids dévastateurs de vaisseaux nécrontyr et arrivé en vue de Wallius II, des nervures lumineuses d’un vert inquiétant parcouraient la surface de la planète. Les serviteurs des dieux des étoiles contestaient son bien à l’Empereur.

Du doute et de sa graine…


Julius avait participé au raid visant à installer une tête de pont sur la planète. On avait choisi comme objectif l’astroport oriental avec ses structures avoisinantes. L’opération fut parfaitement exécutée et il n’y eut que peu de pertes à déplorer. C’était la première fois que la 4ème compagnie se mesurait à ces automates démoniaques. La première réaction du frère sergent Arius avait été de plaisanter sur le fait que la soif rouge ne risquait pas de les submerger face à ces pantins de métal. Malheureusement, quand le vétéran affronta les xénos identifiés comme des dépeceurs, il explosa.
Ces derniers étaient en embuscade, enterrés sur le chemin menant au générateur anti-gravifique pour les gros bâtiments spatiaux. Lorsqu’ils surgirent du sol, leurs corps suintaient de sang et de terre. Les lambeaux de chair qui ressemblaient à un déguisement grotesque eurent un effet terrible sur chacun des Blood-Angel. L’odeur d’hémoglobine fit comme un choc électrique à Julius. Il se reprit à l’instant où Arius bondit vers les nouveaux arrivants en déclenchant son arme énergétique. Il hurlait comme un forcené, sectionnant le tronc du plus proche : « Misérables traîtres ! Jamais vous n’approcherez l’Empereur. Vous n’aurez pas cet honneur ! Où est Horus ?! Où est le maître de cette perfidie ! Arrhh ! Recule engeance démoniaque, tu es une insulte à l’Humanité. »
Il n’y avait plus de doute, la rage noire l’avait envahi. Jamais on n’avait vu si soudaine crise mais rétrospectivement, chaque membre de l’escouade se souvint de l’humeur étrange de leur ami ces derniers temps. Face à la violence de cet assaut, les dépeceurs ne purent prendre l’avantage et furent mis en pièce. Quelques blessures pouvaient être vues sur les marines et Arius avait perdu un bras dans la mêlée. Ceci ne l’arrêta pas le moins du monde. Il courut vers l’objectif sans attendre les siens, délirant et combattant ses chimères. Il ne survécut pas à cette journée mais il donna une victoire éclatante à ses frères.
*

Promptement rejoint par Quintus, leur prêtre de compagnie, les Blood-Angel ne laissèrent rien filtrer de l’incident et déclarèrent simplement Arius mort au champ d’honneur. Encore choqué d’avoir vu son supérieur dans un tel état, Julius dut rapidement se reprendre. On lui donna la direction de son unité avec la bénédiction de l’officier sanguinien et un réserviste vint renforcer les effectifs. C’était une situation assez inhabituelle mais loin des ressources du chapitre, trouver un vétéran pour remplacer Arius ne pouvait pas se faire simplement. Julius Dimitrius, sergent de la 5ème escouade de la 4ème compagnie, commença à avoir peur.

« La peur est l’ultime ennemie du marine.
Le codex Astartes dit : « Et ils ne connaîtront pas la peur » Je vous le dit, malgré les psycho-formations et le sang de l’Ange, ceci est faux. Nous sommes le rempart de l’humanité tel que l’a voulu l’Empereur et la peur sera notre adversaire jusqu’à la fin des temps. Tout naît de là et le chaos y prend sa source. Tous les maux de l’univers ne sont que les symptômes de ce mal. Sanguinius y a fait face jusqu’à l’ultime moment et a tout sacrifié à l’humanité. C’est pour cela que son exemple est notre salut. Il a fait face à l’ennemi de l’âme et l’a vaincu. Il sera de vos attributions, en tant que prêtre, de le comprendre pour aider nos frères.
Reprenons. »

Donc, Dimitrius avait peur car encore une fois il s’était revu sur Baal à travers la folie d’Arius. Le vétéran avait eu des soubresauts lors de sa crise. Il écumait de rage et perdait de plus en plus de son humanité alors qu’il vivait les derniers instants de l’hérésie d’Horus (qu’il soit maudit). Julius ne supportait pas l’idée de finir ainsi, de revenir à ce qu’il était avant de devenir un demi-dieu. Ce fut à partir de ce moment, qu’il s’isola de tous et commença à taire des choses lors de ses confessions. Il avait de nouvelles responsabilités dans lesquelles il pouvait se plonger, fuyant sa faiblesse et sa honte. C’est ainsi que cela commença vraiment et comme toute peur doit trouver un exutoire, Julius commença à mépriser l’humain. Il le méprisa pour sa faiblesse qui l’obligeait à le protéger et à sacrifier de si nobles individus. Il condamna les hommes et les femmes, les jugea indignes de la dévotion des élus. Cela prit du temps et bien sûr Quintus ne fut pas totalement aveugle à ces faits mais la guerre n’attendait pas et il fallait que tous combattent.

Une bataille et une rencontre.


à suivre...


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Lionel le Koyote
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de Julius   Mar 22 Mai - 23:54

cheers Excellent !! CLAP CLAP CLAP CLAP

Je suis pressé de lire la suite !

C'est toujours très interessant lorsqu'on se penche sur la psyché des marines, et que l'on se rends compte qu'ils ne sont pas de robots, mais bel et bien des humains... enfermés dans des corps qui ne leur appartiennent plus... ahhh... scratch

Sinon, très bien... il y a quelques phrases qui ne veulent rien dire, mais c'est cool. Deux trois petite corrections et ce sera royal...

A quand un site en commun ? avec tout ce joli bordel ? Vidéos et tout ?

Merci à vous tous d'être aussi motivés ! Smile
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Alex
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de Julius   Mer 23 Mai - 10:20

Merci, merci, rabbit

n'hésites-pas à être plus précis dans tes remarques. Pour les phrases qui posent pb m'envoyer un message... study

En tout cas c'est cool. On va voir si la suite tient le choc ou pas.

Tchuss
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Alex
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de Julius   Mer 30 Mai - 17:00

Une bataille et une rencontre.


Le 381ème jour de reconquête de Wallius dans la ruche Celesta : Les bombardements préliminaires de la flotte avaient soulevé des nuages de poussière impressionnants. Une force conjointe du 25ème régiment de Carmina et de Blood-Angel tendait une embuscade près des citernes d’eau du district nord. Les transports terrestres s’éloignaient à la hâte et les guerriers de l’Impérium se déployaient. Julius vit des survivants de la ruche essayer de s’agripper pathétiquement aux véhicules pour fuir la zone. Il regarda comme hypnotisé, ces civils s’élever dans les airs et retomber lourdement à terre. Dans l’indifférence quasi générale, tout le monde se mettait en place et commençait à attendre. Les nerfs des soldats étaient trop à vif pour réagir à ce spectacle.
Le plus perturbant face aux nécrontyr était le silence. Il y a de nombreux adversaires dans l’univers et même les subtils eldar faisaient un minimum de bruit lors des batailles. Hormis des grincements de métal rouillé de temps à autres, les serviteurs des dieux des étoiles n’émettaient aucun son. En bataille, on n’entendait que les cris de leurs victimes se faisant dépecer par des rayons à fission.
Lorsqu’il n’y avait plus le brouhaha d’une mêlée, un soldat se mettait à réfléchir et un soldat qui réfléchissait n’était plus bon à grand-chose.
Du moins un humain était-il sujet à ce genre de risque. Un astartes ne se laissait pas affecter par de si vils subterfuges. Julius se rendait bien compte de l’impact psychologique sur la garde. Une nervosité inquiétante grandissait en ses rangs et rendait douteuse sa fiabilité.
Alors qu’il observait immobile le couloir d’arrivée présumé des monstres de métal, il cru sentir une odeur particulière se manifester. Dimitrius se concentra sur son odorat surdéveloppé puis soupira d’exaspération. Un humain s’était laissé aller.
Dépité, le sergent Blood-Angel demanda à son armure un bilan de ses systèmes. Des runes apparaissaient successivement devant ses yeux lui indiquant que tout était opérationnel. Le réacteur dorsal dont il s’était équipé pour l’occasion émettait un léger grésillement dans son casque. Ses frères étaient prêts autour de lui. Jusqu’à présent, il s’était acquitté dignement de sa tâche de meneur et l’unité l’avait accueilli avec respect. L’esprit plutôt serein à l’idée d’en découdre, le fils de Sanguinius attendait son heure. C’est alors que les grincements se firent entendre…
*

Tout d’abord, des faisceaux lumineux verts s’agitèrent dans le brouillard, puis apparurent les squelettes mécaniques avec leur démarche saccadée. Le colonel Jung, commandant l’opération, attendit que tous ses hommes soient à porté avant de déclencher un mur de feu. Les fusils lasers, bolters lourds et autocanons crachèrent la colère de l’Empereur à la face de l’ennemi. La résistance de leurs corps était impressionnante et peu de silhouettes tombaient. Derrière la première vague, on pouvait distinguer un individu différent portant bâton et orbe : Un seigneur. Il était suivi par une vaste troupe mais ils étaient loin. Les carcasses abattues tremblaient et parfois se relevaient pour avancer encore et encore. Inexorablement, les nécrons arrivaient.
Malgré tout, l’officier Jung était prêt. Il referma son piège en ordonnant à ses unités d’élite embusquées d’attaquer. Semblant surgir de nulle part, des Carminien tiraillèrent leurs adversaires à l’aide de lance-flammes, de lances-plasma et de charges de démolition. Des explosions retournèrent la terre et le bitume. Julius et son unité prirent leur envol. Sans attendre le compte-rendu des dégâts infligés, les natifs de Baal chargèrent dans la poussière mais n’y trouvèrent personne. Dimitrius entendit soudain des cris venir de l’arrière des lignes Carminiennes ! Par quelle sorcellerie s’étaient-ils retrouvés là-bas ? C’était un mystère mais il fallait réagir vite. De nouveau, s’élevant dans les airs, la 5ème escouade, cherchait une cible. Elle vit une unité d’êtres serpentins avec de longues lames en guise de doigts qui traversait les ruines tels des fantômes. Elle menaçait l’unité de commandement. Julius les intercepta en moins d’une seconde mais les reflexes foudroyants de ces machines le surprirent. Frère Baïus s’empala sur le premier, Atius perdit sa main droite et Farim fut fauché, ses deux jambes sectionnées. Ivre d’une juste colère, Dimitrius joua de sa lame énergétique avec force. Après quelques passes audacieuses, il toucha au but à deux reprises mais ses adversaires disparaissaient un instant, évitant les coups mortels. Malgré sa blessure, Atius continua à se battre sauvagement et arracha une poignée de câbles et de tuyaux au plus proche. Le crissement des lames sur les armures énergétiques était à peine couvert par les cris de guerre de l’escouade :
« Nous puisons dans nos âmes pour vous haïr. Nous puisons dans notre sang pour vous détruire ! Par l’Empereur et l’Ange ! »
S’adaptant rapidement comme à l’accoutumé, les space-marines finirent par prendre le dessus, malheureusement autour d’eux la garde se faisait décimer. Jung en accord avec le commissaire de compagnie ordonna la retraite et rappela les transports. Les citernes étaient perdues.
Julius décapita d’un revers négligé le dernier spectre et commença à cibler ses prochains objectifs. Il fallait permettre aux soldats de se replier. Il aurait été stupide d’attaquer de front la marée mécanique aussi ordonna-t-il à son unité d’escorter les officiers. Pendant ce temps, il alla près des corps des vétérans impériaux et prit un maximum de charges de démolition. Activant ses réacteurs à pleine puissance, il traversa les lignes ennemies devant lui, renversant nombre de squelettes. Il atterrit miraculeusement là où il l’espérait et, louant l’Empereur, il plaça les charges à la hâte. S’il réussissait, l’effondrement de cette tour donnerait le temps nécessaire aux siens. Une nuée de minuscules insectes métalliques l’entourèrent alors, griffant et frappant son armure de toute part. Julius voyait des éclats de peinture qui sautaient devant ses yeux. Il put finir ses préparatifs in extremis et s’envoler juste quelques secondes avant l’explosion. Le souffle le balaya et lui fit traverser un immeuble en ruine. Il sombra dans le néant.
*

Combien de temps plus tard ? Il n’aurait su le dire. Il s’éveilla douloureusement dans l’obscurité. Faisait-il nuit ? Avait-il permis à ses alliés de se replier ? Sa seule certitude était qu’il ne pouvait plus bouger. Quelque chose de lourd lui compressait la poitrine et l’esprit de son armure restait muet. La situation s’annonçait mal. Le temps passa et sa vue s’adapta petit à petit. Il était enseveli sous des décombres, en bas d’un escalier menant à ce qui semblait être une cave de prolétaires miniers. Alors qu’il regardait pour se dégager, il entendit un souffle discret. Puis un autre vint et encore un autre. Plusieurs personnes respiraient là-dessous. Il regarda le long couloir de cagibis aussi loin que sa vision améliorée lui permettait et distingua une silhouette approchant lentement. Il chercha son pistolet plasma sans succès. Des contours féminins commencèrent à se dessiner. L’inconnue s’approcha d’un pas régulier vers lui, s’arrêta à quelques mètres, s’accroupit et le fixa d’un regard grave. Ils s’observèrent ainsi de longues minutes. Elle s’appelait Catherine.

à suivre...


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Alf
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de Julius   Mer 30 Mai - 21:41

Putain! j'ai même pas eu le temps de t'envoyer mes commentaires sur le 1er texte que voilà déjà la suite !
Bon, j'ai du pain sur la planche là du coup !
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Alex
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de Julius   Jeu 31 Mai - 11:03

T'en fais pas trop. Ca démarre sur les chapeaux de roues et ça retombe très vite. Crying or Very sad

Tu connais ce drâme des gamers/hobbyistes qui ont des pics de créativité qui retombent rapidement malheureusement... afro

Rhaaa! Sinon ça n'a rien à voir mais je suis content je viens de récupérer les dernières pièces qui me manquaient pour les Dark Angels! cheers
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Alex
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de Julius   Mer 20 Juin - 10:45

Un petit up (je crois que c'est comme ça qu'on dit)

Après les commentaires de Pierre, j'ai corrigé la première partie essayant de la rendre moins lourde et plus correcte grammaticalement. study

Merci beaucoup pour toutes ces remarques. king

Tchuss
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